Cérémonie du 10 novembre à Gdańsk

Cérémonie du 10 novembre à Gdańsk
(Cimetière militaire français, Gdańsk, le 10 novembre 2017)

Panie Ministrze,
Panowie Posłowie, Panowie Senatorowie,
Panie Wojewodo,
Panie i Panowie Przedstawiciele władz lokalnych,
Panie Admirale,
Panowie Szefowie misji dyplomatycznych,
Panowie Oficerowie, Kadeci, Marynarze,
Panie i Panowie Nauczyciele,
Drodzy Kombatanci,
Drodzy Przyjaciele,

Monsieur le Ministre, (Jaroslaw Sellin)
Messieurs les Sénateurs, Messieurs les Députés,
Monsieur le Voïvode,
Mesdames et messieurs les représentants des autorités locales,
Amiral,
Messieurs les chefs de missions diplomatiques,
Messieurs les officiers, élèves officiers, sous-officiers et marins,
Mesdames et messieurs les Professeurs,
Chers Anciens,
Chers amis,

Na początku pragnę podziękować polskim żołnierzom z Garnizonu Gdańsk i Garnizonu Gdynia, którzy przyczynili się do podniosłego charakteru tej uroczystości. Chciałbym również podziękować wszystkim gościom, których obecność świadczy o przywiązaniu do upamiętniania końca pierwszej wojny światowej oraz do tradycyjnych więzi łączących Francję i Polskę.

Je remercie tout d’abord les militaires polonais des garnisons de Gdańsk et de Gdynia. Ils contribuent par l’excellence de leur implication à la solennité de cette cérémonie. Je souhaite saluer aussi tous ceux qui témoignent par leur présence aujourd’hui leur attachement à la commémoration de l’armistice de la Grande guerre et aux liens si anciens entre la France et la Pologne.

Le lieu où nous nous trouvons aujourd’hui résonne lui aussi d’une manière particulière puisque cela fait exactement 70 ans que le général De Gaulle inaugurait ce cimetière militaire français, le plus grand de Pologne.

Cruellement saignée par ce conflit, la France perdit plus d’un million et demi de ses fils, si bien que, durant ces quatre longues années et bien après, le deuil de guerre était présent dans chaque famille française.

Polska, wciągnięta w wojnę, którą prowadzili jej okupanci, również poniosła ogromne straty w ludziach.

La Pologne, entrainée dans une guerre qui n’était pas tant la sienne que celle de ses occupants, paya, elle aussi, un lourd tribut en vies humaines.

Ale dla Polaków 11 listopada 1918 r. nie był wyłącznie dniem zakończenia działań wojennych. Był to dzień, w którym zatriumfowała odzyskana wolność i niepodległość. Francja odegrała w tym ważną rolę. Sto lat temu, prezydent Francji Raymond Poincaré podpisał dekret o utworzeniu Armii Hallera, nazywanej Błękitną Armią. Kiedy na Zachodzie zamilkły działa, we wschodniej części Europy wojna trwała nadal i Armia Hallera powróciła do Polski.

Mais pour les Polonais, ce 11 novembre 1918 n’aura pas été seulement un retour à la paix. Ce fut le triomphe de l’indépendance et de la liberté retrouvées. La France y a joué un rôle important. Il y a 100 ans, Raymond Poincaré signait le décret de la création de l’armée Haller, dite Armée bleue. Après l’armistice, celle-ci partit rejoindre la Pologne, car la guerre continua dans cette partie de l’Europe.

La première Guerre mondiale fut un « suicide européen ». L’engrenage de la guerre n’épargna personnes. Nos sociétés entières furent happées par ce qui deviendra le traumatisme de toute une génération. Mais elle donna naissance en même temps à la lente et douloureuse construction d’un idéal de concorde durable. Cet idéal qui nous rassemble aujourd’hui devant la mémoire de nos morts, de tous nos morts.

C’est là un message puissant qui nous pousse à manifester notre unité d’Européens et à œuvrer ensemble, de tout notre cœur, à consolider et enraciner la paix en Europe.

- Vive la Pologne ;
- Vive la France ;
- Vive l’Europe unie et libre

Dernière modification : 13/11/2017

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