Voeux de Nouvel An aux journalistes (22 01 2019) [pl]

Herr Botschafter, lieber Rolf,

Szanowne Panie i Panowie Redaktorzy,

Szanowni Państwo,

Cieszę się, że mogę dzisiaj gościć Państwa w Rezydencji Ambasady Francji.
Wraz z Ambasadorem Niemiec moim przyjacielem Rolfem i naszym personelem chcemy złożyć Państwu życzenia noworoczne.

Mamy nadzieję, że w przyszłym roku spotkamy się ponownie, tym razem w Ambasadzie Niemiec.

Nowy rok rozpoczyna się dla nas wszystkich w atmosferze szoku i smutku z powodu zabójstwa prezydenta Gdańska Pawła Adamowicza. Obaj byliśmy w Gdańsku w zeszłą sobotę.

Für uns, Deutsche und Franzosen, ist dieser 22. Januar für unsere Beziehung und die Geschichte Europas von großer Bedeutung. Der Elysee Vertrag war am 22. Januar 1963 unterschrieben worden. 56 Jahre später, heute unterzeichnen Staatspräsident Emmanuel Macron und Bundeskanzlerin Angela Merkel den Aachener Vertrag, Es wird. die Zusammenarbeit in verschiedenen Bereichen zu aktualisieren und zu vertiefen, mit der Absicht Europa zu stärken.

L’objectif du traité de l’Elysée était la réconciliation franco allemande ; l’objectif du traité d’Aix-la-Chapelle est la convergence entre nos deux pays.

Sa signature survient dans un contexte difficile : celui des tensions internationales, du Brexit, du retour des discours nationalistes et populistes en Europe. Ce traité n’est donc pas une simple célébration symbolique de l’amitié franco-allemande : c’est le signe que le couple franco-allemand est mobilisé, inspiré par son histoire commune et son engagement européen.

Sur le plan des principes, la France et l’Allemagne y rappellent leur attachement à la primauté du droit et au multilatéralisme et leur responsabilité commune pour bâtir une Europe souveraine, unie et démocratique.

Mais au-delà de ces principes, le traité pose aussi les bases de projets concrets de coopération, favorisant une plus grande convergence entre nos deux pays et le rapprochement entre nos citoyens. Que les choses soient claires : il ne s’agit pas là d’un prétendu programme que nos deux Etats imposeraient à l’Europe. Il s’agit simplement d’une base pour aller plus loin dans notre coopération bilatérale dans une perspective d’intégration européenne, et dans un esprit d’ouverture à tous nos partenaires.

C’est là le message que nous avons voulu faire passer au gouvernement polonais. Nous avions pris l’initiative d’aller présenter le traité en avant-première à M. Czaputowicz qui nous a reçus vendredi dernier.

Tournons-nous maintenant vers 2019. De grands choix démocratiques marqueront cette année. Je pense d’abord aux élections au parlement européen et au renouvellement des institutions européennes.

Mais 2019 ne doit pas être une année blanche, d’attentisme, car le monde n’attendra pas les Européens parce qu’ils votent et les crises ne feront pas une pause. Il nous faudra continuer de travailler sur tous les grands dossiers parmi lesquels les enjeux climatiques, l’Europe de la Défense, la transformation numérique.

Ces élections auront une importance fondamentale sur le devenir de notre Union.

Dans le contexte de remise en cause et de contestation de l’Union européenne dans nos pays, nous devrons apporter des réponses et démontrer qu’aujourd’hui la reprise en main de nos destins dans le tourbillon de la mondialisation qui effraye nombre de nos citoyens passe par une Europe souveraine qui apporte sécurité et prospérité.

L’année sera aussi très politique dans mon pays.

En France, nous ne sommes pas en année électorale et notre constitution offre un cadre stable et solide au président Macron. Mais il y a le mouvement des « gilets jaunes ». Déclenché par la hausse du prix des carburants, les revendications se sont étendues à d’autres questions, le pouvoir d’achat, la justice sociale et fiscale, la participation à la vie démocratique.

Le président de la République et le gouvernement y ont répondu à la fois par des mesures ponctuelles et par l’organisation d’un grand débat national. Le traitement de la crise par les autorités françaises traduit la vitalité de notre démocratie, le désir d’être à l’écoute des Français, la confiance dans nos institutions, tout en assurant l’ordre républicain.

Je ne vous cacherai pas ici ma peine et mon irritation de voir que certains en Pologne se réjouissent de cette situation. Ils font une grave erreur. Ils doivent garder à l’esprit deux données, à mon sens, fondamentales.

Tout d’abord, nos destins dans l’Union européenne sont intimement liés. Nul n’a intérêt aux difficultés dans un autre Etat membre. Je suis profondément convaincu que nos trois pays, aussi grands soient-ils, ne sauraient être forts dans une Europe affaiblie et divisée.

Ensuite, la plupart des mouvements opposés à la politique actuelle du président de la République, en particulier aux extrêmes à droite comme à gauche, ont des positions contraires aux intérêts de la Pologne sur les enjeux les plus sensibles, qu’ils concernent l’Union européenne, l’OTAN ou la relation avec Russie.

Enfin je n’oublie pas que les Polonais voteront aussi en 2019. Toute consultation électorale a un impact ailleurs dans l’Union, encore plus quand elle a lieu dans un grand Etat membre comme la Pologne.

2019 sera aussi l’occasion de célébrer le centenaire des relations diplomatiques entre la France et la Pologne, invitation supplémentaire à bien travailler ensemble.

En définitive, nous aurons tous, journalistes et diplomates, beaucoup de travail pour comprendre, agir, expliquer, débattre en 2019. Vous jouerez un rôle plus que jamais nécessaire pour faire vivre ces débats dans les meilleures conditions et que les citoyens puissent exprimer un avis éclairé. Chez nous, les « fake news » existent aussi. Nous avons inventé pour les qualifier le néologisme « infox », à partir des mots « information » et « intoxication ».

Nous ne manquerons donc pas d’occasions de nous revoir cette année, ce dont je me réjouis.

Dans l’immédiat, je vous adresse mes meilleurs vœux de bonheur et de succès.
Szczęśliwego Nowego Roku ! Ein gutes neues Jahr ! Bonne année

Dernière modification : 23/01/2019

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