Życzenia noworoczne dla parlamentarzystów 2019

Szanowna Pani Przewodnicząca,

Szanowny Panie Przewodniczący,

Szanowne Panie i Panowie Posłowie,

Szanowne Panie i Panowie Senatorowie,

Nowy rok rozpoczyna się dla nas wszystkich w atmosferze szoku i smutku z powodu zabójstwa prezydenta Gdańska Pawła Adamowicza. Wiele razy spotkałem się z nim i ceniłem jego dalekosiężne wizje.

Paweł Adamowicz był także wielkim przyjacielem Francji, kawalerem Orderu Legii Honorowej.

Przewodniczący francuskiego Senatu Gérard Larcher przesłał Marszałkowi Senatu list, w którym złożył kondolencje i wezwał do położenia kresu mowie przemocy, nietolerancji i nienawiści dla dobra demokracji.

To ogromna strata dla Gdańska, dla Polski i dla Europy. Całym sercem jestem z jego rodziną i wszystkimi Polakami w tych bolesnych chwilach. Musimy zastanowić się nad przemocą w polityce, która występuje nie tylko w Polsce.

Witam Państwa, jak co roku, z największą przyjemnością, i dziękuję gorąco za zaangażowanie na rzecz przyjaźni francusko-polskiej.

Składam Państwu najlepsze życzenia zdrowia i sukcesów w nowym roku. A przyniesie on nam wiele zadań, które musimy wspólnie podjąć.

De grands choix démocratiques marqueront cette année. Je pense d’abord aux élections au parlement européen et au renouvellement des institutions européennes.

Mais 2019 ne doit pas être une année blanche, d’attentisme, car le monde n’attendra pas les Européens parce qu’ils votent et les crises ne feront pas une pause.

Vous connaissez les enjeux très importants, en particulier la négociation du prochain cadre financier pluriannuel. D’autres défis seront à relever : continuer à lutter contre le dérèglement climatique, à la suite de la COP 24 à Katowice ; renforcer la sécurité de l’Europe et en Europe.

Mon pays a fait des propositions ambitieuses pour renforcer l’Europe de la défense. Je le redis devant vous, car j’ai entendu tellement d‘incompréhensions et de fausses informations : notre approche est pleinement compatible avec l’OTAN et dirigé contre aucun pays, a fortiori un grand allié.

L’Alliance demeure, bien évidemment, le fondement de la défense collective en Europe. La France y est activement engagée, comme le montrent ses contributions politiques et militaires au renforcement de sa posture de dissuasion et de défense, y compris dans le cadre de la présence avancée renforcée.

Sa politique est sans ambiguïté vis-à-vis de la Russie. Mais nous souhaitons que les Européens assument davantage de responsabilités, partagent mieux le fardeau de la sécurité de l’Europe, soient plus autonomes : pas découplés des Etats-Unis, encore moins opposés, simplement plus responsables.

Nous appelons les Européens à la réflexion et à l’action. Car nous ne pouvons être désarmés matériellement et conceptuellement dans cette ère de grandes incertitudes et turbulences.

En France, nous ne sommes pas en année électorale et notre constitution offre un cadre stable et solide au président Macron. Mais il y a le mouvement des « gilets jaunes ». Déclenché par la hausse du prix des carburants, les revendications se sont étendues à d’autres questions, le pouvoir d’achat, la justice sociale et fiscale, la participation à la vie démocratique.

Le président de la République et le gouvernement y ont répondu à la fois par des mesures ponctuelles (gel des taxes sur le carburant et des prix de l’électricité et du gaz, mesures en faveur des retraités, prime exceptionnelle, …) et l’organisation d’un grand débat national. Le président Macron l’a ouvert hier personnellement en passant près de 7 heures à discuter avec 600 maires dans une petite ville de Normandie.

Ce grand débat abordera quatre thèmes : transition écologique, fiscalité, démocratie et citoyenneté, et réforme de l’Etat. La consultation se déroulera jusqu’au 15 mars. Le traitement de la crise par les autorités françaises traduit la vitalité de notre démocratie, le désir d’être à l’écoute des Français, la confiance dans nos institutions, tout en assurant l’ordre républicain.

Je ne vous cacherai pas ma peine et mon irritation de voir que certains en Pologne se réjouissent de cette situation. Ils font une grave erreur. Ils doivent garder à l’esprit deux données, à mon sens, fondamentales.

Tout d’abord, nos destins dans l’Union européenne sont intimement liés. Nul n’a intérêt aux difficultés dans un autre Etat membre. Je suis profondément convaincu que nos deux pays, aussi grands soient-ils, ne sauraient être forts dans une Europe affaiblie et divisée.

Ensuite, la plupart des mouvements opposés à la politique actuelle du président de la République, en particulier aux extrêmes à droite comme à gauche, ont des positions contraires aux intérêts de la Pologne sur les enjeux les plus sensibles, qu’ils concernent l’Union européenne et le fonctionnement de son marché unique, l’OTAN ou la relation avec Russie.

Enfin, parmi les grands enjeux de cette année qui commence je n’oublie pas les élections générales à l’automne prochain dans votre pays. Elles sont évidemment importantes pour la Pologne mais aussi pour les autres Etats membres, tant notre sort est lié.

Je mentionne aussi le Brexit, autre enjeu d’intérêt commun, soumis à la décision démocratique. Nous regrettons le rejet hier de l’accord de retrait par la chambre des Communes. Comme le Conseil européen de décembre l’a clairement indiqué, l’accord de retrait négocié entre le Royaume-Uni et l’Union européenne est le meilleur accord possible. Il n’est pas renégociable. Nous attendons du gouvernement britannique qu’il présente la façon dont il envisage les prochaines étapes suite à ce vote.

2019 sera également une année importante pour notre mémoire commune. L’année dernière, nous avons célébré le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale et le recouvrement de l’indépendance de la Pologne, avec la contribution active de la France.

C’est toujours un honneur de parler devant le portrait du capitaine de Gaulle. Nous commémorerons le centenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre nos deux Républiques et de l’arrivée en Pologne de la mission militaire française dont il fit partie.

Cette histoire commune nous oblige, elle doit nous servir de référence pour notre avenir. C’est pourquoi il est si important de poursuivre nos efforts pour remettre notre relation sur de bons rails. Soyez assuré que je m’y emploie activement. Je sais pouvoir compter sur votre appui.

Mam wielką nadzieję, że Francja i Polska będą umiały wspólnie sprostać wymaganiom, które spoczywają na nich, jako na ważnych krajach europejskich. Ich przyszłość jest bowiem powiązana.

Jako przedstawiciele narodu, mają Państwo ważną rolę do odegrania w tym trudnym, ale szlachetnym dziele. Jeszcze raz składam Państwu najlepsze życzenia szczęścia i pomyślności w nowym roku, życzę udanego wieczoru.

opublikowano 17/01/2019

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