Réception des invités aux cérémonies du 11 novembre à Varsovie

Réception des invités aux cérémonies
du 11 novembre à Varsovie
(Cimetière Powązki, Varsovie, le 11 novembre 2016)

Messieurs les Ambassadeurs,
Panowie Senatorowie, Panowie Posłowie,
Panie Generale,
Panowie Oficerowie,
Monsieur le Proviseur, Monsieur le Directeur,
Chers professeurs et chers compatriotes,
Chers lycéens et chers élèves du Lycée français de Varsovie,
Chers anciens,

Dziękuję żołnierzom Garnizonu Warszawa, którzy przyczyniają się do nadania tej ceremonii podniosłego charakteru.
Witam wszystkich, którzy swoim udziałem okazują szacunek dla rocznicy jedenastego listopada.

Depuis 98 ans aujourd’hui, ce jour est inscrit dans la mémoire française, européenne, mondiale : une journée dédiée au souvenir de ce onzième jour du onzième mois, quand, à la onzième heure, pour la première fois depuis plus de quatre ans, les armes se sont tues. La Première guerre mondiale était terminée.

In its whole history, Europe had never been so torn by a conflict. No war had ever before involved so many countries with such intensity. New weapons had been developed, some of them gruesome enough to be proscribed by the international community. No European nation could avoid this common insanity. Within four years, France lost over one and a half million of its citizens.

W tej wojnie między jej okupantami, Polska poniosła ogromne straty. Dla Polaków, koniec wojny był jednak nie tylko powrotem pokoju. Był triumfem odzyskanej wolności.
Francja pamięta polskich ochotników, którzy od początku wojny walczyli u jej boku. Nie zapomina też o Armii generała Hallera, która pomogła w roku siedemnastym, kiedy Francja tej pomocy najbardziej potrzebowała.

C’est là un symbole fort, un message d’unité. Le sacrifice de tant d’hommes n’aura pas été vains pour autant que nous sachions en tirer les enseignements, pour autant que nous sachions nous en souvenir. Car commémorer c’est rappeler que l’Europe a traversé des épreuves terrifiantes et qu’elle a toujours su s’en relever.

With regard to this, today’s ceremonies show that the Great War after having divided us during four long years, has now become the foundation of a hard-won, but still fragile agreement. Nowadays, maintaining the memory of November the 11th does not imply exhuming yesterday’s fights any more, but rather gathering the former belligerents for a common contemplation.

This common gesture is necessary. The history has proven that no peace is guaranteed for good. While nowadays the peace looks well-settled, and seems so obvious and self-evident that it only arouses indifference, we must stay mobilised against the resurgence of old threats and the apparition of new dangers.

C’est donc un double message que je veux soumettre ici aux jeunes générations, représentées aujourd’hui par des lycéens, polonais et français : celui de l’espoir que justifie cette immense ambition qui est la nôtre d’une Europe en paix, prospère et respectée ; celui aussi qu’on ne saurait rien tenir pour définitivement acquis et que l’effort pour préserver ce bien commun, ce bien précieux ne doit jamais se relâcher.
C’est pourquoi je m’incline devant le sacrifice de millions d’hommes et de femmes de ces générations qui nous ont précédées :

Vive la Pologne ;
Vive la France ;
Vive l’Europe unie et libre.

Dernière modification : 14/11/2016

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