Réception des invités à la cérémonie du 11 novembre à la Résidence de France [pl]

Réception des invités à la cérémonie
du 11 novembre à la Résidence de France

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les officiers
Monsieur le Proviseur,
Chers professeurs et chers compatriotes,
Chers lycéens et élèves,
Chers anciens, chers amis,

Je tiens à vous exprimer l’honneur et le plaisir que j’ai à vous accueillir, avec mon épouse Marie-Sophie, à la Résidence de France pour clore, ensemble, cette journée de commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale. Les cérémonies d’aujourd’hui recueillement au cimetière Powązki ont été l’occasion de rendre à nos morts, à tous nos morts, un hommage digne et solennel, à la hauteur de leur mémoire. Nombre d’entre vous étaient hier, à mes côtés, à Gdansk. Nous avons partagé une séquence chargée d’émotion, de communion dans le souvenir, de réaffirmation de nos idéaux.

Le 11 novembre 1918 constitue un jalon essentiel de l’histoire du XXe siècle, qui fut, dans le monde entier et en Europe tout particulièrement, celui de la lente et douloureuse construction d’un idéal de concorde durable. Cette ambition prend un sens particulièrement fort ici, sur cette terre polonaise longtemps tourmentée, au cœur de notre Europe, en ce jour de l’Indépendance de la Pologne. Cet idéal, nous avons pu aujourd’hui mesurer combien il est vivant, en voyant les belligérants d’hier rassemblés, rappelant ainsi qu’en honorant les victimes de la Grande guerre, nous nous inclinons ensemble devant leur sacrifice, quels qu’aient pu être l’uniforme qu’elles portaient ou le drapeau qu’elles servaient. C’est ce message de paix que j’aimerais transmettre à nos jeunes générations, dont je salue la présence ce soir, dans l’espoir qu’elles poursuivront les efforts réalisés dans ce sens depuis près d’un siècle. Le 11 novembre est aussi, chez nous, la journée d’hommage à tous les morts pour la France. J’ai une pensée toute particulière pour le sous-officier tué au Mali le 5 novembre.

Je voudrais conclure avec la puissance des mots de Victor Hugo : « les souvenirs sont nos forces. Ils dissipent les ténèbres. Ne laissons jamais s’effacer les anniversaires mémorables. Quand la nuit essaye de revenir, il faut allumer les grandes dates comme on allume des flambeaux ».

Nous pouvons maintenant lever notre verre à la paix et à l’amitié entre nos pays.

Dernière modification : 14/11/2016

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