Maria Andrzejewska, directrice du Centre UNEP/GRID-Varsovie - portrait d’une femme engagée [pl]

Maria Andrzejewska, directrice du Centre UNEP/GRID-Varsovie, nous a accordé une interview à l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes. Son dévouement pour la préservation de la planète et son engagement auprès de son équipe de travail sont une réelle source d’inspiration. Découvrez le portrait d’une femme engagée !

JPEG

Quel est votre parcours ?

Je suis géographe, diplômée de l’Université de Varsovie. Mon parcours professionnel a débuté à l’Académie polonaise des sciences (PAN), à savoir l’Institut de géographie et de gestion spatiale. Sous la direction du Professeur Jerzy Kostrowicki et du Prof. Halina Szulc, j’ai commencé dans le domaine de la recherche scientifique, en me concentrant principalement sur les questions d’aménagement du territoire des zones rurales. Le temps passé au Palais Staszic (alors siège de l’Académie polonaise des sciences) parmi les géographes les plus éminents, et l’opportunité de participer à des débats scientifiques ont été extrêmement inspirants et ont influencé mon développement futur.

Cependant, depuis mes études, je suis passionnée par l’imagerie satellite. C’est sans aucun doute grâce au Prof. Andrzej Ciołkosz, lors de ses conférences sur les méthodes d’acquisition, de traitement et les possibilités d’utilisation des images de télédétection qui racontaient pour moi une histoire sur le plus beau miracle du monde. Il m’a transmis la passion d’analyser les images, de regarder le monde en 3D, d’interpréter tout ce qui provient des satellites –un siège dans l’avion toujours près de la fenêtre ! La fascination pour la télédétection m’a fait passer de l’Institut de l’Académie polonaise des sciences à l’Institut de géodésie et de cartographie, sous l’aile du Prof.A. Ciołkosz. J’ai participé en tant qu’employé d’IGiK à l’ouverture du Centre UNEP-GRID-Varsovie, dont le Prof. A. Ciołkosz a été le co-fondateur. La prochaine étape -et je pense que ce sera la dernière de ma carrière professionnelle -m’a dirigé vers leCentre UNEP/ GRID-Varsovie, où je travaille encore aujourd’hui.

GRID-Varsovie est un lieu extraordinaire, une organisation où des gens passionnés ont toujours travaillé, où des projets pionniers ont été créés et des rapports uniques préparés de manière innovante. Jusqu’en 2008, il était dirigé par le Dr hab. Marek Baranowski, puis j’ai pris les choses en main et commencé à introduire des changements.

Aujourd’hui, je peux me vanter de travailler auprès d’une équipe fantastique de 25 experts avec des spécialisations diverses, qui conduisent avec beaucoup de passion la mission du PNUE en Pologne. Nous essayons d’intégrer les connaissances sur les données (y compris satellitaires et spatiales), la biodiversité, les écosystèmes, le changement climatique et la responsabilité sociale des entreprises, soulignant les interconnexions et les dépendances. Je suis très fière de notre équipe, de ce que nous avons accompli avec notre travail acharné et de la manière de faire toujours plus #dlaPlanety.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie privée ?

Ce n’est pas facile, car la vie professionnelle peut être extrêmement prenante. Cependant, je pense que la vie aux côtés d’une épouse et d’une mère épanouie n’est pas mauvaise. J’ai la chance que ma vie professionnelle soit étroitement liée à notre vie quotidienne, ainsi, à la maison, nous discutons également d’énergie propre, d’électromobilité, de biodiversité et de catastrophes climatiques. Je ne sais pas à quel point mon influence a joué, mais grâce à une conscience environnementale bien formée, mon mari a installé 8 réservoirs d’eau de pluie sous chaque gouttière de notre maison. :)

Attachez-vous de l’importance au bien-être au travail, pour vous-même et les personnes que vous managez ?

Bien sûr ! Afin que les personnes liées à notre organisation puissent s’épanouir professionnellement, j’ai toujours voulu m’engager dans des sujets qu’ils aiment et développés en fonction de mon équipe. Créer des conditions dans lesquelles mon équipe développe un sentiment de satisfaction et d’épanouissement au travail, a toujours été au sommet de mes priorités en tant que manager. Dans cette période difficile d’isolement pandémique, nous essayons de nous soutenir les uns les autres, par exemple en assurant une flexibilité du temps de travail et, surtout, en nous accordant une confiance totale.

Quelle est votre plus belle réussite professionnelle ? personnelle ?

Former une équipe qui réalise les missions avec cœur et passion #dlaPlanety.

Quel vœu souhaiteriez-vous voir exaucer ?

Que nous soyons capables de préserver la beauté de notre planète pour les prochaines générations. Je suis très préoccupée par la perturbation grandissante du système terrestre. Certains phénomènes sont déjà difficiles à arrêter, et bien que les scientifiques croient toujours que nous ne sommes pas encore en train de tomber dans l’abîme, nous nous en rapprochons. Ayant l’âme d’un géographe, j’aimerais encore voir quelques coins du monde (et ma liste est très longue), mais surtout le Grand Canyon car les endroits où nous trouvons des formations rocheuses sont à couper le souffle.

JPEG

Quel est votre mot préféré ?

PLANÈTE. Ma vie entière tourne autour d’elle. La qualité de vie de mes proches dépend de l’état de la planète. Je peux le voir autour de moi et aussi à travers l’œil d’un satellite. C’est son système qui fait l’objet de recherches et de préoccupations de la part des scientifiques et d’un vaste groupe d’experts. Elle est au cœur de mon activité professionnelle. PLANÈTE, définitivement !

Dernière modification : 07/03/2021

Haut de page