Intervention de Jean-Yves Le Drian : lancement de la 4ème édition de Goût de/Good France

Monsieur le Ministre, Cher Jean-Baptiste Lemoyne,
Mesdames et Messieurs les Chefs,
Mesdames et Messieurs les Présidents,
Chers Amis,

Je suis vraiment très heureux de vous accueillir au Quai d’Orsay pour vous présenter la nouvelle édition, c’est la quatrième, de Good France. L’atmosphère qui nous entoure est conviviale, cette atmosphère de bonne humeur est une valeur indissociable de notre gastronomie.

Je rappelle l’histoire : depuis 2015 Good France permet de faire rayonner, avec succès, notre gastronomie sur les cinq continents et de faire rayonner notre gastronomie dans toutes ses dimensions de la grande table au bistrot de qualité. À l’origine de cette opération, Monsieur le Président Faure et un petit signe à mon prédécesseur Laurent Fabius, il y a une idée qui puise aux origines de la renommée internationale de la cuisine française, je veux parler du souvenir des dîners d’Épicure qu’Auguste Escoffier avait organisé à partir de 1912 pour faire rayonner le prestige de notre gastronomie avec des mêmes menus servis le même jour dans plusieurs villes du monde et pour le plus grand nombre de convives.

Voilà une idée qui méritait d’être reprise et amplifiée, fort de la conviction qui n’ai pas de meilleure porte d’entrée sur la France que les saveurs et les émotions suscitées par les talents de nos Chefs. D’ailleurs, l’idée que les arts de la table contiennent une force de séduction qu’il faut savoir manier, c’est une vérité au moins aussi ancienne que la diplomatie. Il était donc tout naturel que le Quai d’Orsay lui donne une portée nouvelle.

Cette année, 3.000 restaurants participeront à Good France le 21 mars, nous en avions un millier en 2015. La participation a donc triplé depuis la première édition. Ce succès témoigne de l’enthousiasme que suscite cet événement, et plus généralement de la ferveur qui entoure la gastronomie française et les valeurs qu’elle porte : la convivialité, le partage, la promotion de la diversité de nos terroirs. C’est bien notre art de vivre dans son ensemble qui sera célébré le 21 mars grâce aux milliers de dîners à la française organisés aux quatre coins du monde.

Cette année, nous avons choisi de mettre en avant les vins et spiritueux français, la France est réputée pour son excellence dans ce domaine, comme en témoigne d’ailleurs, le développement d’une véritable filière œnologique touristique.

Nous avons aussi voulu innover cette année, vous connaissez ma conviction concernant le rôle majeur des régions pour la promotion du tourisme, et dans cette perspective, j’ai souhaité qu’une région française soit désormais mise en avant chaque année. - On ne commence pas par la Bretagne, ce qui est quand même un acte d’ouverture considérable ! Pourtant la gastronomie bretonne est forte mais ce sera pour une fois prochaine.

Nous avons souhaité mettre en valeur une région qui a une gastronomie reconnue et des marques mondiales respectées et prestigieuses telles que Bordeaux, Cognac, Biarritz, tout cela c’est la Nouvelle-Aquitaine dont le vice-président est là. Cette région sera mise à l’honneur cette année et les produits de cette région seront magnifiés dans les menus de certains restaurants et ambassades. Je pense en particulier à un pays qui m’est cher, la Géorgie, où, figurez-vous, l’ambassadeur de France a choisi de dédier le menu Good France à la diversité des appellations d’origines protégées de la région du Poitou-Charentes au Limousin en passant par le pays basque. Voilà une belle initiative que vous pourrez, Monsieur le vice-Président, aller constater aussi sur place.

Je vais donner la parole au secrétaire d’État M. Jean-Baptiste Lemoyne qui suit de plus près encore que moi, même si je suis vigilant, l’ensemble de l’opération et qui va vous présenter les chefs qui ont accepté de témoigner de leur engagement cette année.

Je vous remercie tous de votre présence, je remercie singulièrement les sponsors et les acteurs majeurs de cette opération qui pourront intervenir dans un instant. Je cède bien volontiers la parole à Jean-Baptiste Lemoyne.

Dernière modification : 08/03/2018

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