Discours pour la réception à l’occasion des cent ans d’études romanes à l’Université de Varsovie

Résidence, jeudi 17 octobre 2019

Monsieur le Directeur de l’Institut d’Etudes Romanes,
Madame l’Ambassadrice du Canada,
Mesdames et Messieurs les Doyens,
Mesdames, Messieurs les Professeurs,
Chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter une très chaleureuse bienvenue à la Résidence de France. Mes collaborateurs, et moi-même, vous sommes très reconnaissants de votre présence ici, à nos côtés, à l’occasion du centenaire de la création de l’Institut d’Etudes Romanes de l’Université de Varsovie, et du colloque qui a été organisé à cette occasion.

Ma gratitude s’adresse tout d’abord à l’Université de Varsovie et tant naturellement à l’Institut d’Etudes Romanes, à son directeur, Maciej Smuk, et à sa directrice adjointe, Malgorzata Sokołowicz, qui ont bien voulu être les hôtes de ce colloque à l’occasion du centenaire de la création de leur Institut.

C’est, en effet, à l’automne 1919, que l’Université de Varsovie, avec le professeur Maurycy Mann, lui-même élève de Gustave Lanson à Paris, directeur de l’Ecole Normale Supérieure dans l’entre-deux-guerres, a organisé le premier séminaire de Philologie romane. Cette célébration, cette année, prend tout son sens, alors que nous fêtons le centenaire du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Pologne. Je relève que les années en 9 sont souvent décisives pour la Pologne et la France (avec la célébration de ce centenaire), pour la Pologne (avec le 30e anniversaire de la célébration des Accords de la Table Ronde), mais aussi pour l’Europe (30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin).

Ma gratitude va ensuite à nos compatriotes, qu’ils soient professeurs ou chercheurs des Universités de Paris, de Poitiers, de Lyon, de Grenoble, de Bordeaux, ou de l’Ecole Normale supérieure de Lyon, mais aussi aux différents intervenants venant d’Allemagne, du Canada, de Russie, de Belgique, de Suisse, d’Espagne, du Maroc, de Taïwan, sans oublier les universitaires polonais, spécialistes d’études romanes, qui participent activement à ce colloque.

Je voudrais également remercier les Ambassades du Canada, de Suisse et de Belgique pour leur aide dans l’organisation de cet événement.

Ce colloque représente une occasion exceptionnelle pour les éminents spécialistes de littérature, de linguistique, de didactique française, qui sont avec nous ce soir, de présenter l’état de leurs réflexions, mais aussi d’évoquer de nouveaux projets de recherches, que ce soit en littérature moderne, en sociolinguistique, ou encore en analyse syntaxique et sémantique.

C’est aussi une occasion unique pour l’Institut et pour ses étudiants de toucher du doigt l’activité scientifique et la recherche, et de rencontrer les auteurs des ouvrages sur lesquels ils travaillent au cours de leur scolarité.

Je voudrais ici, encore une fois, rendre hommage au travail remarquable effectué par l’Institut d’Etudes romanes de Varsovie et par ceux des autres villes de Pologne pour la formation des étudiants polonais francophones. Chaque année, ce sont plusieurs centaines d’étudiants polonais qui sont formés dans vos murs et l’on ne mesure jamais assez l’impact que cela peut avoir dans le monde du travail, pour la recherche d’un emploi, car ces jeunes diplômés sont souvent embauchés, en Pologne, en France ou ailleurs en Europe, par des entreprises polonaises, françaises et étrangères.

D’ailleurs, je pense que les études romanes et les profils de romanistes ont encore de beaux jours devant eux en Pologne car, outre les métiers dans l’enseignement, secondaire ou supérieur, ces profils restent très prisés en Pologne dans les secteurs de la traduction et de l’édition, le journalisme, les institutions publiques, les ambassades (nous comptons près de 20 alumni de la romane à l’ambassade et à l’Institut français de Pologne), les milieux culturels et la recherche. J’en veux également pour preuve le succès de la première édition polonaise de « Ma thèse en 180 secondes » en mars dernier (avec 14 candidats polonais) puis de l’édition Europe Centrale (en mai 2019 : 13 candidats dont 7 Polonais) : en effet, ce concours a été organisé par l’Institut de philologie romane de l’université de Varsovie, le Centre de civilisation française et d’études francophones et l’association des Instituts de philologies de langue romane « Plejada » en coopération avec notre ambassade et le réseau des Instituts français. Cette opération sera d’ailleurs reconduite cette année.

Je rappellerai d’ailleurs qu’il y a plus de 61 ans, le 21 février 1958, très exactement, les universités de Varsovie et de la Sorbonne ont signé conjointement un accord avec les ministères polonais et français des affaires étrangères et de l’Education nationale. Cet accord a donné naissance au Centre de Civilisation Polonaise à la Sorbonne et au Centre de Civilisation Française et d’études francophones de l’Université de Varsovie. L’Université de Varsovie est très engagée dans le projet d’Université européenne pour lequel l’Institut d’Etudes Romanes est très impliqué et je les en remercie.

Sachez que, dans notre stratégie de coopération avec la Pologne, la coopération universitaire, la recherche, l’enseignement du français et la Francophonie représentent des enjeux majeurs pour nos deux pays. Nous avons, également, en cours, l’année scientifique franco-polonaise avec de multiples colloques, rencontres et projets. Un des objectifs est de former non seulement des étudiants hautement qualifiés, mais aussi une partie des futures élites de nos deux pays, des élites européennes.

Tout en vous souhaitant, demain, des débats et des interventions aussi riches que les conférences d’intervention que vous avez eues aujourd’hui, je voudrais, une nouvelle fois ce soir, vous assurer de la mobilisation et de l’engagement de l’Ambassade et de l’Institut français pour faire vivre dans la durée ces échanges académiques et universitaires. C’est, en effet, grâce au partage de la connaissance et du savoir, mais aussi grâce au dialogue des cultures et au partage de notre langue que se renforce l’amitié qui nous rassemble ce soir.

Je vous remercie.

Dernière modification : 18/10/2019

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