Discours pour l’inauguration de l’usine d’épuration d’eau de la société L’Oréal

Mardi 17 mars 2020 à 10h.

Il est des moments particuliers, dans la vie d’un ambassadeur de France, oserais-je dire des moments de grâce, où l’exercice de la mission professionnelle confine au rêve éveillé.

En effet, parler de l’Oréal c’est se souvenir des égéries qui se sont succédé pour porter cette marque mythique, je pense notamment à Jane Fonda, bien sûr, mais aussi à Jennifer Lopez, à Sharon Stone, Isabelle Adjani, Claudia Schiffer, ou encore la pulpeuse Eva Longoria, et tant d’autres divines et belles comme des rêves de pierre.

Parler de l’Oréal, c’est aussi évoquer une réussite inouïe, celle d’un petit atelier du début du 20ème siècle où le fondateur fabriquait ses produits la nuit, au groupe actuel devenu leader mondial de la beauté, fort d’une activité avoisinant 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, et d’un résultat d’exploitation en progression de 12.7%, pour ne citer que ces deux chiffres.

Parler de l’Oréal, c’est évoquer les 82.000 collaborateurs issus de 158 nationalités d’un groupe international qui joue un rôle majeur dans le domaine de l’égalité femmes-hommes et a ainsi été reconnu pour son leadership par Equileap et Bloomberg, employant 1177 personnes en situation de handicap, pratiquant le « solidarity sourcing » avec ses fournisseurs via un programme mondial d’achats solidaires pour favoriser l’inclusion, récompensé, pour la dixième fois, comme l’une des entreprises les plus éthiques au monde par l’Institut Ethisphere.

Parler de l’Oréal c’est parler aux jeunes générations, qui placent le groupe régulièrement dans les entreprises préférées des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, c’est aussi parler aux générations futures en mentionnant ses actions d’envergure dans la lutte contre le changement climatique, la lutte contre la déforestation et la gestion durable de l’eau, primé par le CDP global water, pour la quatrième année consécutive, avec trois notes A.

C’est ici le lieu de souligner l’importance de la cérémonie de ce jour qui se tient, je dois le préciser, dans la plus grande usine de fabrication de L’Oréal au monde. C’est ici, en cette belle terre polonaise, dans ce pays en plein renouveau, que l’Oréal fabrique ses produits de soin et de beauté. Il m’est ainsi agréable de rappeler que nos deux pays, ensemble, parviennent à des succès considérables ; un tel succès démontre à quel point est décisive l’impulsion que vient de donner le Président de la République française, Emmanuel Macron, aux relations bilatérales lors de son déplacement en Pologne début février 2020.

Je me réjouis ainsi que cette inauguration concrétise les engagements de l’Oréal en matière d’utilisation raisonnée des ressources en eau, qui est une problématique importante, particulièrement dans ce pays. En effet, chaque Polonais dispose de 1 600 m3 d’eau par an, soit trois fois moins que la moyenne dans l’Union européenne. L’environnement est un bien commun qu’il convient de préserver et chacun d’entre nous peut apporter sa contribution. L’Ambassade de France se mobilise : depuis 2013 elle porte en Pologne le projet Eco-Miasto, en collaboration avec des partenaires publics et privés, dont l’objectif est de promouvoir le développement durable en Pologne en accompagnant l’engagement des pouvoirs locaux et en s’appuyant sur l’expertise française.

Ce projet de l’Oréal démontre l’engagement sur le long-terme des entreprises françaises en Pologne. Inaugurée en 1997, cette usine s’est imposée progressivement comme le site de production le plus important du groupe à l’échelle mondiale comme je l’indiquais tout à l’heure. L’Oréal, et de nombreuses autres entreprises françaises, ont très vite saisi le potentiel de la Pologne, dès l’ouverture de son économie à l’international.

Je rappellerai que la France est aujourd’hui présente en Pologne au travers de près de 1 100 entreprises, PME et grands groupes, qui emploient près de 200.000 personnes (soit le 3ème employeur étranger). Je me félicite que ces entreprises appliquent les plus hauts standards en matière de responsabilité sociale et environnementale comme en attestent les nombreuses initiatives en faveur des communautés locales, de l’entrepreneuriat polonais ou encore de la protection de l’environnement.

Pour toutes ces raisons, mesdames, messieurs, j’ai tenu à marquer de la présence de l’Ambassade de France la cérémonie de ce jour qui illustre la possibilité, ou bien plus la nécessité, de mettre en symbiose activité économique et industrielle et protection de l’environnement. Le tout pour sublimer l’éternel féminin.

Dernière modification : 23/10/2020

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