Discours à la Résidence, 78ème anniversaire de l’Appel du général De Gaulle

Mesdames et Messieurs les Députés, Madame la Présidente du groupe d’amitié France-Pologne, [Dorota Rutkowska, Michal Szczerba]
Excellences, [Allemagne, Nouvelle Zélande]
Messieurs les officiers,
Messieurs les anciens combattants,
Chers élèves,
Mesdames et Messieurs,

Je me réjouis de vous voir ce soir. Nous venons de vivre ensemble une belle journée, chargée d’émotion et pleine d’énergie.

Emotion de nous retrouver ce matin au cimetière, recueillis et reconnaissants devant ce monument et ces tombes, témoignant du sacrifice de nos aînés, Français et Polonais, pour la paix et la liberté ; émotion tout à l’heure devant la statue du Général de Gaulle, en écoutant la lecture du texte de l’Appel du 18 Juin par les élèves du Lycée français de Varsovie et du 44e lycée général Antoni Dobiszewski. Je les félicite ainsi que leurs professeurs. Leur implication est une preuve vivante de l’amitié entre nos deux pays, autour de la figure du Général. Vous savez combien les liens du Général de Gaulle avec la Pologne étaient forts, je ne les rappellerai pas. Nous les avons mentionnés tout à l’heure. Enfin, émotion personnelle de revoir, comme chaque année, nos valeureux anciens.

Cette journée était aussi pleine d’énergie. Car l’Appel du 18 Juin appartient à l’histoire mais il ne fait pas partie de notre passé. Cet acte fondateur de la résistance française a une force intemporelle : le refus de la résignation, la persévérance dans le combat, la confiance dans le triomphe ultime du droit et de la justice. Cet acte, ce message d’espoir et de détermination a galvanisé des hommes et des femmes engagés dans la France libre pour nos valeurs et notre liberté.
Cet acte était aussi fondé sur une intelligence stratégique hors du commun, celle du Général de Gaulle qui avait rapidement une vision lucide des forces à l’œuvre à l’échelle de la planète à un moment où la victoire de l’Allemagne paraissait inéluctable.

De nos jours, nous devons être ses dignes héritiers en continuant sur le chemin ainsi tracé. C’est le chemin de la construction européenne, qui est enfant des horreurs du XXe siècle. Je salue chaleureusement l’Ambassadeur d’Allemagne, mon ami Rolf, qui nous fait l’honneur d’être parmi nous. Cette histoire tourmentée de notre continent, - les Polonais le savent malheureusement trop bien -, nous impose des devoirs, à nous Français et Allemands mais aussi à tous les Européens qui sont avec nous dans cet idéal. Nos deux pays ont une responsabilité majeure pour notre avenir européen commun. Aujourd’hui, les nouvelles générations ont la chance de vivre en paix. Il nous faut continuer à nous engager pour ces idéaux européens, nos valeurs d’humanisme, de démocratie et de solidarité dans l’Union européenne. Rien n’est immuable. C’est la façon de faire vivre cet esprit de résistance dans un monde chaotique. C’est cette conscience historique européenne qui nous permet aujourd’hui d’assumer pleinement ce que nous sommes et de continuer à construire ensemble un idéal de paix.

Pour terminer, je remercie tous les participants à cette belle cérémonie organisée aux pieds de la statue du Général de Gaulle. J’adresse également mes pensées les plus chaleureuses aux associations qui nous accompagnent chaque année dans l’organisation de ces cérémonies.

Vive la France, vive la Pologne, vive l’amitié franco-polonaise, vive l’Europe.
Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 20/06/2018

Haut de page