Discours à l’occasion de l’Armistice 1918 (Gdansk, 8 novembre 2012)

Monseigneur ou excellence,

Messieurs les Ambassadeurs,

Amiral,

Messieurs les anciens combattants de Varsovie,

Messieurs les anciens militaires de la Légion étrangère,

Messieurs les officiers supérieurs,

Chers compatriotes et amis,

Chers élèves des classes francophones de la Tri ville,

Je voudrais remercier très sincèrement les militaires polonais de la marine de guerre polonaise qui, dans un esprit de fraternité d’armes, contribue à la solennité de cette cérémonie annuelle.

Il y a 94 ans, à 11h00, retentissait la sonnerie du cessez-le-feu, annonçant la fin de ce qui restera dans l’Histoire comme la Grande guerre.

Par votre présence vous témoignez de l’importance que revêt la commémoration de ce 11 novembre 1918.

Jamais au cours de sa longue histoire l’Europe ne s’était déchirée à ce point dans un conflit armé qui restera comme la première guerre industrielle.

Cette guerre industrielle, les Français et les Polonais vont la faire ensemble.

Ainsi, dès 1914 des volontaires polonais rejoignent le front à nos côtés, formant ce qui devait constituer à partir de l’année 1917 l’armée Haller.

Le courage inébranlable et les immenses souffrances de nos soldats sauvèrent la France et permirent le retour de la Pologne dans le concert des nations européenne après 123 ans de ténèbres.

Les idéaux des combattants de 14-18 sont intemporels et universels : la liberté, la patrie, la paix, la fraternité d’armes, la solidarité et l’indépendance.

Ces valeurs sont aussi celles de notre Europe, plus que jamais consciente de la force qui vient de l’union dans la liberté et dans la solidarité.

Aussi, alors que l’Union Européenne s’est vue attribuée le prix Nobel de la paix et que s’annoncent les commémorations du centenaire de la Première guerre mondiale, cette cérémonie est l’occasion de rappeler combien la mémoire des deux grands conflits mondiaux est essentielle à la construction d’une Europe fondée sur la tolérance et la paix.

Ce message d’espoir aux jeunes générations, représentées aujourd’hui par des lycéens, polonais et français, ainsi que par 5 Saint-Cyriens en grand uniforme, doivent se l’approprier car la mémoire est l’avenir du passé.

C’est pourquoi en m’inclinant devant ce souvenir et en regardant l’avenir que je souhaite conclure en disant avec force :

-  Vive la Pologne ;

-  Vive la France ;

-  Vive l’Europe unie et libre.

Dernière modification : 12/11/2012

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