Appel du général de Gaulle du - discours à la Résidence le 18 juin 2019 [pl] [pl]

Mesdames et messieurs les Députés,
Monsieur le Sénateur et Président du groupe d’amitié France-Pologne, Cher Aleksander,
Madame l’Ambassadrice, Chère Mary,
Madame la Directrice,
Messieurs les officiers, chers anciens combattants,
Chers élèves,
Mesdames et messieurs,

Les années passent, et je me réjouis toujours autant de vous retrouver tous fidèles pour commémorer l’Appel du 18 juin. C’est toujours un grand plaisir de vous accueillir à la Résidence de France afin de clore ensemble ce jour plein d’émotion.
Je souhaite partager avec vous deux réflexions sur la portée de cet événement, un des actes fondateurs du monde dans lequel nous avons la chance de vivre aujourd’hui.

Il y a d’abord la signification du 18 juin pour les jeunes générations. Cette date semble si lointaine dans l’histoire et est même entrée dans la légende. Vos grands- parents vous ont peut-être raconté leurs souvenirs, vos enseignants vous en ont certainement parlé. Dans le monde actuel, il ne faut pas avoir la mémoire courte. N’oubliez pas ceux qui vous ont permis de vivre dans la liberté. Les Polonais, avec leur histoire tourmentée en sont particulièrement conscients. Aussi longtemps que des jeunes comme vous salueront les sacrifices de ces combats justes, l’espérance vivra.

Je m’adresse toujours à vous les jeunes car un jour viendra où ce sera sur vous que reposera l’avenir du Vieux Continent, notre chère Europe.

Chers anciens combattants, vous qui avez été témoins de la barbarie dont sont capables les hommes, votre exemple nous inspire. Nous savons ce que nous vous devons.

J’en viens maintenant à ma deuxième réflexion, une réflexion destinée plus aux décideurs politiques que beaucoup d’entre nous sommes ici et à ceux, qui comme moi, les servent. Le général de Gaulle était certainement un homme "hors de toutes les séries". Mais pouvait-il lui-même imaginer la portée de son acte ? « Quand on lance une pierre dans la montagne, on ne peut prévoir si elle s’enfoncera sans bruit dans la neige ou si, en troublant le silence et l’immobilité fragile des forces endormies, elle sera le commencement d’une avalanche. L’appel du 18 juin fut un commencement", pour reprendre les propos de Jacques Chirac devant les Compagnons de la libération le 18 juin 1996.

C’était un homme capable de s’affranchir de son milieu, un militaire capable de désobéir qui, "devant le vide effrayant du renoncement général", a décidé "en ce moment, le pire de son histoire, d’assumer la France...". C’est cet esprit de résistance, ce refus de se résigner à l’inacceptable qui sont à méditer.

Cette année est riche en commémorations : le centenaire du rétablissement de nos relations diplomatiques, le 80ème anniversaire du déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale. Comme beaucoup de Français et de Polonais, J’aime l’histoire. J’aime encore plus l’histoire utile, celle qui nous donne de l’énergie pour être dignes de notre passé et construire ensemble notre avenir qui a pour nom l’Union européenne.

Pour que renaisse et perdure une Europe unie dans sa diversité et que nos enfants vivent dans un monde apaisé et prospère, levons nos verres à ceux qui se sont battus pour défendre leur pays.

Vive la France
Vive la Pologne,
Vive l’amitié franco-polonaise,
Vive l’Europe.

Dernière modification : 19/06/2019

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